"One day I woke up, woke up knowing today is the day I will die"

"One day I woke up, woke up knowing today is the day I will die"


J'aurai voulu pouvoir vous dire des tas de choses intéressantes sur cette histoire, sur qui je suis ... en fait sur tout ce qu'on est supposés dire dans une présentation. La seule certitude que j'ai à cet instant, c'est que je vais vous présenter ma première histoire, celle de Lily.







Soyez indulgents......



...... ou pas.












Je vous demanderai une seule chose ici : je vous donne un peu de moi à chaque mot, un peu plus à chaque ligne... donnez moi juste un acte de présence.


# Posté le dimanche 07 décembre 2008 12:37

" -Qui es-tu, jeune demoiselle? -Celle qui va te faire pleurer ce soir..."

" -Qui es-tu, jeune demoiselle? -Celle qui va te faire pleurer ce soir..."
Lily



Lily n'est personne. Lily est tout le monde. Lily, cest ELLE. Lily a 16, presque17. Pas très grande, pas trop petite. Blonde, dans les deux sens du terme. Des yeux bleux. Qui vous transpercent. Ou gris. Ou vert. On peut y lire son état. Sauf si elle l'a décidé autrement. Lily fume. Un peu. Beaucoup. Pas trop. Environ deux paquets par semaine. Dix euro par semaine. D'ailleurs ca la fait profondément chier. Surtout quand son paquet est vide. Lily monte à cheval, elle a le sien. Il doit etre celui qu'elle aime le plus au monde car elle sait que lui, au moins, il ne lui demandera jamais de choisir entre lui ou autre chose. Pas comme certains. (ne lui dite pas que je vous en ait parlé). Lily fait de la boxe, elle adore ça. Son truc préféré du lundi c'est raconter a quel point elle a été nulle le vendredi soir. Lily se prend trop la tête. Lily ne se prend pas la tête. Lily se prend trop la tête à essayer de ne pas se la prendre. Lily a peur du jugement des autres. Lily se branle de ce que vous pensez d'elle. Vous croyez que Lily est compliquée? Tant mieux. C'est le cas et ça l'éclate.



Lily est une putain de lunatique qui sait pas ce qu'elle veut.
Lily est géniale.




Lily, c'est ma meilleure amie.

# Posté le dimanche 07 décembre 2008 12:38

Modifié le dimanche 07 juin 2009 10:08

chapitre 1

chapitre 1
narration
flashbacks







Ca fait maintenant cinq jours que c'est arrivé. Cinq jours que Lily ne bouge plus, ne mange plus. A peine si elle respire. On a bien essayé de lui changer les idées en regardant des films mais à chaque fois elle se met à pleurer sans plus pouvoir s'arrêter. La seule chose qu'elle arrive à faire, c'est fumer. Ma Lily part en fumée. Elle s'est mise à fumer des Lucky Strike, comme lui. Pourquoi elle est comme ca ? A cause de lui. Pete.


En milieu d'année scolaire, Morgane, une amie de Lily commença à sortir avec Simon, mais elle ne lui dit qu'au bout d'une semaine croyant qu'elle était déjà au courant. Lily se vexa puis rit : elle allait se venger.


Lily me bousillerai si elle savait que je vous raconte son histoire. Elle a rencontré Pete totalement par hasard. Et ce fut un putain de clash d'ailleurs. Elle sortit avec lui peu de temps après et leur relation était aussi fusionnelle que complice. Lily, petite blonde aux yeux clairs, un sourire à tomber, une petite fossette a droite, parfois posée, parfois débordante d'énergie. Pete, un grand blond tirant sur le châtain, athlétique, grande gueule, bagarreur, fêtard. Parfois opposés, souvent identiques.


Alors Lily expliqua son « plan » à Pete qui voulait venir la chercher au lycée. Morgane était jolie, fine et brune mais elle se croyait irrésistible. A la sortie, comme l'avait prévu la ptite blonde, Morgane repéra Pete, -comme le reste du lycée d'ailleurs- et Lily la poussa à l'aborder.


Ils étaient un phénomène à eux deux. Les regards qui se posaient sur eux étaient blindés de jalousie : les uns étaient pour Pete, son physique et sa copine, les autres pour la jolie fille qui l'accompagnait, justement parce qu'elle l'accompagnait et parce qu'on ne pouvait tout simplement pas lui résister. Ils étaient tellement différents... Lily, du haut de son mètre 63 arrivait a peine a l'épaule du blond. Je peux dès à présent vous présenter le couple qui marqua Green Street : Lily, 17 ans et Pete, 23.


Elle avança d'abord timidement puis elle prit de l'assurance en voyant le regard du beau blond posé sur elles. Ou plutôt sur Elle. Leurs regards ne se lâchaient pas. Pete & Lily. Lily & Pete.


Il la rencontra avant moi. Quelques mois après mon arrivée à Manchester. Elle ne mit que quelques heures à intégrer notre « gang », comme vous l'appelez si bien, contrairement à moi. Etre américain et avoir étudié le journalisme à Harvard sont deux choses qu'il ne vaut mieux pas faire pour se faire accepter. Pourquoi avoir quitté Harvard ? Rien de bien méchant : un peu d'héroïne et une mauvaise blague feront l'affaire. Je crois que, comme le reste du club, je me souviendrai toujours de son arrivée parmi nous.


La brune arriva à son niveau. Tout le monde se demandait ce qu'un jeune homme tel que lui pouvait bien faire là, moi y compris : il ne venait jamais la chercher directement, l'attendant toujours au bout de la rue. Deja, il trouvait toujours le moyen d'avoir au moins un cocard, et en plus, ca le faisait chier. Leurs regards ne s'étaient toujours pas détachés. La scène me faisait sourire car, la brune, sure d'elle, s'avança pour lui demander du feu.


J'y repense encore en riant. C'était la première fois –et la dernière d'ailleurs- qu'on a vu Pete se prendre un magnifique crochet sans riposter. Il arrivait, quelques secondes avant, avec un air tout ce qu'il y a de fière et un bagage inattendu : Lily. Il était fièr, -et sur- de l'avoir sauvée. Quelle blague. On ne sut jamais exactement comment ils s'étaient trouvés mais ce qui était sur, c'est que notre cher blond s'attendait a tout sauf à ca. En a peine une seconde, la belle endormie sauta a terre et lui balanca son poing en pleine face. Putain, c'était superbe. On était tous morts de rire, elle criait des injures que même nous ne connaissions pas, et lui la regardait sans bouger, à mi-chemin entre la surprise et l'admiration.


En effet, Lily n'était pas du genre a charmer les passants – même si elle le faisait malgré elle- contrairement à Morgane. Celle-ci ponctua sa question d'un regard aguicheur avec un petit déhanché. Pete porta alors, pour la première fois, les yeux sur elle et je cru que ceux-ci allaient tomber de leurs orbites.



Quand il se rendit compte de son air ahurit et plus que comique, il reprit un peu de sa constance, et croisant son regard balança son légendaire : « Tu sais qui je suis ? » Sur le moment, le silence se fit l'espace d'un instant avant que tout les rires reprennent de plus belle quand elle lui répondit sans ciller : « Evidemment, Dunham, tu crois vraiment que j'aurais éclaté mon poing dans la face du peckno du quartier ? » Sur ce, elle partit en claquant la porte sans nous priver d'une dernière remarque « Mais quel bouffon celui-là il sait pas se défendre et en plus il sait pas son nom ! » Après ca, Pete ressemblait à un merlan frit et on pouvait même plus tenir debout tellement nos abdos nous faisaient souffrir.


En voyant sa gueule, qui lui rappelait celle qu'il tirait lors de leur première rencontre, Lily éclata d'un rire fort et clair et, avant que Morgane n'ait eu le temps de la fusiller du regard, le blond chopa sa copine a la taille et la jeta sur son épaule et criant, mi vexé et mi amusé : « Ferme la deux secondes, jte rappelle que c'était ton idée ! »



Après ca, les rires s'étaient calmés et le seul truc que Pete trouva a nous dire c'est : « Bordel, t'as vu ca ? Je saigne, putain ! Faut que je la retrouve... »


Elle le connaissait par c½ur. Après deux ou trois mouvements bien calculés, elle se retrouva a terre et se jeta a son cou en plaqua ses lèvres sur les siennes. En la reposant, plus délicatement cette fois, on put voir leurs sourires rayonnants à tout les deux : victorieux pour elle, en coin pour lui, qu'on put entendre murmurer «Bordel, jme fais avoir à chaque fois... »

Comme si ca lui déplaisait.




Lily n'est qu'une putain d'égoïste. Lily pourrait crever pour ceux qu'elle aime.
Lily ne croit pas en l'amour. Lily croyait au prince charmant.



# Posté le vendredi 23 janvier 2009 17:46

Modifié le dimanche 07 juin 2009 10:13

chapitre 2

chapitre 2
flashbacks
narration




Ca fait maintenant six jours que Lily est enfermée dans sa chambre. Elle ne sort toujours pas et elle m'inquiète un peu plus à chaque minute qui passe. Pete aurait voulu que je prenne soin d'elle. Six jours que c'est arrivé et aucun d'entre nous ne s'en est remis. Le GSE est mort. Qu'est-ce qu'est le GSE ? Notre club. J'en ai déjà parlé. En Angleterre, chaque équipe de foot a un club. Certains en ont même deux. Nous supportons West Ham. Enfin... supportions, plutôt. Pete était notre leader. Il avait prit la relève après que son frère, le major, se retire. Il - le major- s'est marié. Avec ma s½ur. C'est comme ca que j'ai rencontré ce cher Pete d'ailleurs.


Je sors du métro pour rejoindre ma s½ur Shannon. Elle m'attend avec son fils, mon neveu, Ben. Il est adorable. Une chose me surprend pourtant : la cabine téléphonique explosée à la sortie. Ma s½ur m'explique que ce n'est pas un attentat terroriste mais simplement West Ham qui a joué en ville hier.


Je me rappelle de mon incompréhension sur le moment. Une équipe de foot avais-je pensé ? Et oui. Simplement. Un bon club doit suivre son équipe partout dans ses déplacements, pour la supporter et régler les différents avec le club adverse à la sortie, si vous voyez ce que je veux dire. Mais un club, ce n'est pas que ca. C'est une famille, des amis toujours présents, quoiqu'il arrive. C'est une des choses qui me poussent à rester ici, dans la pièce qui fait face à la chambre de Lily. Elle est ma famille, ma s½ur, ma meilleure amie. C'est comme ca ici. Un monde à part. Vous nous prenez pour des brutes, vous parlez de nous comme de vulgaires délinquants. Vous nous appelez hooligans. Ils s'en moquent. Moi ? Plus. C'est pour ca que j'vous raconte cette histoire. Notre histoire.


Je raconte les dernières années qui nous ont séparées, moi et Shannon quand Steve, son mari rentre à la maison. Ma s½ur nous présente mais bien vite des coups se font entendre à l'arrière de la maison. J'entends des cris et je vois un grand blond entrer en trombe dans la cuisine et se servir une bière dans le frigo sous les yeux exaspérés de Shannon. « Voici mon frère, Pete ».


Ce que j'ai pensé à ce moment là ? Je me demandais de quel droit ce mec débarquait chez ma s½ur en criant à qui voulait l'entendre que « les West Ham sont les meilleurs ». Pete m'a tout appris : à faire confiance, aux autres et à moi-même, la passion du football, la loyauté, le courage, l'art du combat, l'honnêteté. Mais maintenant, tout a changé. Plus de GSE, plus de chants, plus de petites bulles, plus de Pete&Lily. Les petites bulles, c'est notre chant. Notre hymne. « Moi je fais des petites bulles, des belles bulles que j'crache en l'air. Elles sont si belles, montent jusqu'au ciel, comme dans mes rêves parfois elles crèvent ! Mais où se cache donc ta chance, ca me met en transe ! ».


Ce soir Steve veut sortir avec Shannon et il a déjà réservé la baby-sitter. Pete était venu lui demander cent livres pour aller voir le match de ce soir, ce qu'il lui donne si il m'emmène avec lui. Ca a pas l'air de l'enchanter. Et me voila jeté dans l'arène.


Ce fut mon premier match, ma première bagarre, mon initiation. Je devenais un homme. Je n'avais jamais vécu aussi dangereusement et pourtant je n'avais jamais eu autant confiance en moi.


Ils sont au moins trente. On est dix. Je viens de découvrir le rictus de Chelsea. Quels enfoirés. Heureusement que Pete et sa bande sont arrivés à temps. Ils foncent tous dans le tas, je rappelle que je ne sais pas me battre et qu'ils sont en surnombre. « Ici, le principal, c'est la réputation. Peut importe qu'ils soient plus nombreux. L'important c'est qu'on dise de nous qu'on s'est pas barrés comme des lâches et peut importe l'issue du combat, on sera restés. Pense à quelqu'un que tu détestes. » Il me regarde comme s'il s'agissait d'une partie de billard. En réalité, c'est simplement aussi normal que ca pour lui. Au final, on s'est bien fait défoncer. « Putain de bonne journée, les mecs ! On va se boire un peinte ? »



« Moi je fais des petites bulles... »


Imaginez cinquante hommes qui chantent en remontant l'avenue menant au stade...


Imaginez ... le GSE.










Au moins 15 coms pour la suite ?

# Posté le samedi 28 mars 2009 18:17

Modifié le dimanche 07 juin 2009 10:17

petite précision

Pour ceux ou celles qui souhaitent etre prévenu(e)s de la suite, merci de m'ajouter dans vos amis !!
A bientot pour de nouvelles aventures
Je vous embrasse
A.


Edit :
je passe pas mal de temps à prévenir les gens par comm ou autre, alors je voudrais vraiment avoir une trace, ou meme si ceux qui lisent sans demander à etre prévenus, un signe de reconnaissance ne tue pas.
Merci
A.

# Posté le samedi 28 mars 2009 18:47

Modifié le samedi 16 mai 2009 05:48